Boko Haram cause un carnage aux frontières du Cameroun et du Nigeria

Boko Haram cause un carnage aux frontières du Cameroun et du Nigeria

Dans la nuit du 25 mars 2025, les forces de la Force Mixte Multinationale (FMM) ont été violemment attaquées par Boko Haram à Wolgo, une localité frontalière entre le Cameroun et le Nigeria. Plus d’une dizaine de soldats camerounais ont perdu la vie dans cet assaut meurtrier, laissant derrière eux un paysage de désolation et de douleur.

Le jour n’était pas encore levé quand l’horreur s’est abattue sur le poste avancé de Wolgo, situé près de Fotokol, dans l’Extrême-Nord du Cameroun. Les assaillants, lourdement armés, ont pris de court les forces de la FMM, ouvrant un feu nourri sur les positions des soldats.

Dégâts humains et matériels importants 

Selon des sources sécuritaires, le bilan provisoire est lourd : une dizaine de militaires sont tombés sous les balles ennemies, parmi eux un lieutenant du Bataillon des Troupes Aéroportées (BTAP). Mais au-delà des pertes humaines, l’attaque a causé d’importants dégâts matériels : plusieurs véhicules de la FMM ont été réduits en cendres, témoignant de la violence des combats.

D’un côté, le chaos. De l’autre, un silence pesant, chargé de douleur et de colère. L’ennemi, insaisissable, s’est évanoui dans la nature, laissant derrière lui des familles brisées et des frères d’armes meurtris.

Le droit à la vie violé

Cette attaque s’inscrit dans une longue série d’atrocités commises par Boko Haram, une organisation dont les exactions ne cessent de défier les principes fondamentaux du droit international. Car selon l’article 6 du Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIDCP), "Le droit à la vie est inhérent à la personne humaine. Ce droit doit être protégé par la loi. Nul ne peut être arbitrairement privé de la vie."

Or, les soldats tombés à Wolgo ont été victimes d’une exécution brutale, d’un acte de guerre qui méprise les conventions internationales et foule aux pieds le droit à la vie. Ces hommes, en mission pour la paix, ont été pris au piège d’une violence aveugle, d’une barbarie qui ne cesse de frapper l’Extrême-Nord du Cameroun et les régions frontalières du Nigeria.

Une riposte en préparation

À Yaoundé et Abuja, l’heure est au recueillement, mais aussi à la détermination. La FMM, en collaboration avec les armées camerounaise et nigériane, a déjà lancé une opération de ratissage pour traquer les responsables de ce carnage.

Sur le terrain, les survivants pansent leurs blessures, mais leur regard porte une flamme : celle d’une résilience inébranlable, d’un combat pour la paix que rien ne saurait éteindre. Car si Wolgo pleure aujourd’hui ses héros tombés, elle se relèvera. Plus forte. Plus déterminée.

Justice et fermeté 

L’histoire retiendra que ces hommes sont tombés en défendant une cause noble. Mais elle retiendra aussi que la violence de Boko Haram n’a pas d’autre but que de semer la terreur. Et face à cela, une seule réponse s’impose : la justice et la fermeté.

Francis EBOA

Étienne TASSÉ